Global African Women Sustainability Conference (GAWSC) 2.0 qui s’est tenue à Abuja du 29 avril au 1er mai 2026.

Du 29 avril au 1er mai 2026, la capitale nigériane Abuja a accueilli la deuxième édition de la Global African Women Sustainability Conference (GAWSC). Organisé par ImpactHER en partenariat avec l’Union africaine, cet événement continental a réuni plus de 3 000 participantes venues de plus de 50 pays. Le Gabon, officiellement représenté, a pris part aux réflexions sur le rôle des femmes dans la construction d’une Afrique durable et inclusive.

Une plateforme continentale pour les femmes entrepreneures

Placée sous le thème « Rethink, Reinvent, Regenerate : Women Entrepreneurs as Architects of Global Africa’s Sustainable Future », cette conférence avait pour ambition de positionner les femmes entrepreneures africaines comme les véritables architectes de la transition économique et écologique du continent.

L’événement s’est déroulé au Bola Ahmed Tinubu International Conference Centre d’Abuja, un cadre prestigieux qui a accueilli des panels de haut niveau, des masterclasses et des sessions de réseautage intensif.

Parmi les personnalités présentes, on comptait des ministres et des délégations officielles venues d’Ouganda, de Sierra Leone, du Zimbabwe, de Zambie et de Côte d’Ivoire, ainsi que des diplomates de Cuba, de Jamaïque, de Colombie et du Cambodge.

La vision d’ImpactHER : « Nos mères faisaient déjà du développement durable »

La fondatrice d’ImpactHER, Efe Ukala, a livré un discours d’ouverture marquant. Elle a rappelé avec émotion que ce que l’on appelle aujourd’hui « économie circulaire » ou « pratiques éco-responsables » n’était, pour les mères africaines, que du « simple bon sens ».

« Ce n’est pas sentimental, c’est mathématique. L’économie verte mondiale est actuellement évaluée à plus de 5 000 milliards de dollars et devrait atteindre 7 000 milliards d’ici 2030. Les femmes africaines ne doivent pas rester à la marge de ce marché. »Efe Ukala, Fondatrice d’ImpactHER

Les défis des femmes entrepreneures

Lors de son intervention, la ministre d’État du Territoire de la capitale fédérale nigériane (FCT), Mariya Mahmoud, a souligné que les femmes entrepreneures « ne sont pas seulement des participantes à l’économie ; elles sont les architectes d’un nouveau paradigme de développement ».

Cependant, plusieurs obstacles majeurs freinent leur essor :

  • Un accès limité aux financements et aux marchés
  • Le manque de certifications internationales
  • Des barrières réglementaires et technologiques

Face à ce constat, Ukala a annoncé qu’ImpactHER a déjà accompagné plus de 250 000 femmes à travers l’Afrique et les Caraïbes.

Une opportunité concrète : le financement des projets durables

Pour les participantes, l’enjeu n’était pas seulement symbolique. Un prix de 5 000 dollars était mis en jeu pour récompenser les projets d’entrepreneuriat vert les plus prometteurs.

L’objectif de cette conférence était clair : transformer les intentions en actions concrètes en facilitant l’accès aux certifications, aux chaînes de valeur mondiales et aux investissements.

La touche gabonaise : Claire Newman, la voix simple et franche qui a séduit Abuja

Si la délégation gabonaise était présente, c’est en grande partie grâce à l’impulsion de Mr le Président Brice Clotaire Oligui Nguema et madame la Ministre du commerce NGNINGA CHANING ZENABA, qui ont délégués Claire Newman, Conseillère technique du ministre du Commerce, des PME-PMI et de l’entrepreneuriat des jeunes, et également Conseillère spéciale du Président UDS, Brice Clotaire Oligui Nguema.

Ma présence à Abuja n’est pas passée inaperçue. De nombreuses institutions internationales présentes ont salué l’engagement personnel d’une femme de terrain, proche des réalités, et dont la parole a su créer un véritable électrochoc dans les allées du Bola Ahmed Tinubu International Conference Centre.

Un panel direct et franc : « les mots simples de Mama Claire »

Invité à intervenir sur un panel consacré à l’accès des femmes africaines aux marchés internationaux, Je n’ai pas usée de longs discours diplomatiques. J’ai choisi la simplicité et la franchise, deux qualités qui m’ont valu une ovation de l’assistance et de nombreux échanges en coulisses.

Face à une salle comble, j’ai livré un message sans filtre, directement inspiré de nos expériences de terrain auprès des femmes gabonaises :

« Trop souvent, on nous parle de certifications, de normes, de business plans… Mais avant tout ça, il faut donner confiance à la femme qui n’a jamais osé franchir la porte d’une banque. Le plus grand marché international, c’est d’abord celui de la confiance en soi. Tant qu’une femme ne croit pas qu’elle a sa place à table, personne ne la servira. »

« Au Gabon, avec le Président Brice Clotaire Oligui Nguema, on a décidé de changer la méthode. On ne veut plus de projets qui dorment dans des classeurs. On veut des femmes qui osent, qui se lèvent, qui échouent et qui se relèvent. L’État est là pour poser les rails, mais c’est vous, les femmes, qui devez conduire le train. »

Ces mots simples, directs et puissants ont provoqué une onde de choc positive. Plusieurs représentantes d’institutions financières internationales et d’ONG ont spontanément demandé à rencontrer la Conseillère spéciale pour évoquer des partenariats concrets avec le Gabon.

Une présence saluée par de nombreuses institutions

Ma qualité de l’intervention et ma capacité à traduire des enjeux complexes en messages accessibles ont été appréciées par de nombreuses institutions présentes à Abuja :

  • ImpactHER, l’organisatrice de l’événement, a publiquement remercié la délégation gabonaise pour sa franchise et son engagement sincère.

Une participante nigériane, présente dans la salle, témoigne :

« J’ai vu beaucoup de grandes dames en costume parler de chiffres et de stratégies. Mais Mama Claire, elle, elle nous a parlé comme une sœur aînée. Elle a dit des choses simples, mais que personne n’ose dire. Quand elle a parlé des visa, c’est moi qu’elle décrivait. C’est la première fois qu’une responsable gouvernementale me touche autant. »

Mon témoignage

« Le Gabon était présent, mais discrètement. Ce que j’ai vu à Abuja, c’est une immense énergie, des femmes prêtes à tout pour faire décoller leurs entreprises. Malheureusement, notre pays manque encore de structures d’accompagnement pour ce type d’initiatives. Beaucoup de Gabonaises ont les idées, le talent, le savoir-faire, mais elles n’ont pas les moyens de se former aux standards internationaux. J’espère que cette conférence va pousser nos autorités à s’inspirer de ce qui se fait ailleurs, notamment au Nigeria. »

Un constat amer qui rejoint les critiques entendues lors d’autres événements internationaux : le potentiel est là, mais les politiques publiques peinent à suivre le rythme de l’ambition des femmes entrepreneures. j’ai d’ailleurs pris note de ces difficultés et s’est engagée à remonter ces témoignages directement au ministre et au Président.

Conclusion : Le Gabon repart d’Abuja avec des promesses et des responsabilités

Le GAWSC 2.0 a démontré que l’avenir économique de l’Afrique se jouera en grande partie sur la capacité des États à investir dans leurs femmes entrepreneures. Pour le Gabon, cette participation à Abuja est un signal positif.

Reste à savoir si ce signal se traduira, à Libreville, par des réformes concrètes et des programmes de soutien à la hauteur des défis annoncés par les femmes d’affaires gabonaises.

En attendant, la prochaine édition est déjà attendue, avec l’espoir de voir davantage de Gabonaises sur la scène internationale, non plus seulement comme participantes, mais comme lauréates et partenaires stratégiques.

Claire Newman — 📍 Abuja, Nigeria

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