
74%des émissions mondiales de GES produites par les pays du G20
+43%de hausse des émissions G20 depuis 1990
+1,5°Cobjectif limite de réchauffement visé par l’accord de Paris
Le sommet du G20, qui s’est tenu les 18 et 19 novembre 2025 à Johannesburg, en Afrique du Sud, a placé la question climatique au premier plan de ses travaux. Les vingt économies les plus puissantes du monde, représentant les trois quarts des émissions mondiales de gaz à effet de serre, se sont retrouvées face à leurs responsabilités.
Le G20 affirme vouloir montrer l’exemple en matière de climat, mais ses engagements réels racontent une toute autre histoire.— We Demain, analyse des engagements G20
Des engagements ambitieux, mais flous
Parmi les décisions actées figure la fin des subventions aux centrales électriques au charbon à l’étranger, ainsi que la poursuite des efforts pour maintenir le réchauffement climatique sous la barre des +1,5°C. Cependant, les modalités d’application restent largement indéfinies, et aucun calendrier contraignant n’a été adopté.
Le fossé entre paroles et actes
Les pays membres du G20 sont responsables d’une part écrasante des émissions mondiales — environ 74% — en hausse de 43% depuis les données de référence de 1992. Malgré des discours volontaristes, les trajectoires nationales de réduction d’émissions restent très en dessous de ce que réclame la science climatique pour respecter l’accord de Paris.
Financement de la transition : le nerf de la guerre
Le financement de la transition énergétique dans les pays du Sud a cristallisé les tensions. Les nations en développement réclament des engagements fermes et chiffrés de la part des économies industrialisées, historiquement responsables du stock de CO₂ dans l’atmosphère. Les négociations sur un fonds de transition ont abouti à une déclaration d’intention, sans montant ni échéance précis.
Ce que retiennent les observateurs
La société civile et les organisations environnementales ont salué les avancées symboliques tout en dénonçant leur manque de portée contraignante. Le sommet a au moins maintenu le dialogue multilatéral ouvert — un résultat fragile mais précieux dans un contexte géopolitique tendu.